dimanche 28 août 2016

Une centaine de généraux allemands disent « stop » à la russophobie


Près d’une centaine de généraux et d’officiers supérieurs de l’ex-RDA ont signé une lettre ouverte intitulée « Soldats pour la paix », dans laquelle ils condamnent la politique de l’Occident vis-à-vis de la Russie.

Selon les militaires, le remaniement du monde sous l’égide des USA et de leurs alliés a conduit à de nombreuses guerres. Pourtant, l’histoire montre qu’il est préférable d’être ami avec les Russes plutôt que l’inverse. Cette lettre sera envoyée au Bundestag et aux ambassades des pays de l’Otan.

Les représentants du commandement militaire de l’ex-RDA appellent les pays de l’Otan à stopper l’hystérie militaire et la russophobie.

La lettre « Soldats pour la paix » a été publiée sur le site du quotidien allemand Junge Welt. « Nous savons bien ce qu’est la guerre, et nous prônons la paix », indique le message signé par les ex-ministres de la Défense de l’ex-RDA Heinz Kessler et Theodor Hoffmann, trois généraux de corps d’armée, 19 généraux de division, 61 généraux de brigade, dont le cosmonaute Sigmund Jähn, plusieurs amiraux, ainsi que des colonels et des capitaines.70 ans après la fin du conflit qui a coûté la vie à 27 millions de Soviétiques, la guerre redevient un compagnon de l’humanité, note la lettre.
« Le remaniement du monde sous l’égide des USA et de leurs alliés a conduit aux guerres en Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak, au Yémen, au Soudan, en Libye et en Somalie », souligne la lettre.

Les militaires allemands indiquent que la stratégie américaine vise à éliminer la Russie en tant que concurrent et à affaiblir l’Union Européenne. Et la tentative de faire de l’Ukraine un membre de l’UE et de l’Otan, selon eux, est une aspiration à créer un « cordon sanitaire » de la région balte jusqu’à la mer Noire pour isoler la Russie du reste de l’Europe, ce qui rend impossible l’union entre la Russie et l’Allemagne.

Les signataires de cette lettre remarquent également une campagne sans précédent des médias, une atmosphère d’hystérie militaire et de russophobie. D’après eux, cette tendance va à l’encontre du rôle diplomatique que pourrait jouer l’Allemagne au regard de sa situation géopolitique, de son expérience historique et des intérêts objectifs du peuple.

« Nous n’avons pas besoin d’une campagne militaire contre la Russie, mais d’une entente mutuelle et d’une coexistence pacifique. Nous n’avons pas besoin d’une dépendance militaire des USA, mais de notre propre responsabilité pour la paix », écrivent les militaires.

« En tant que militaires, nous savons bien que la guerre ne doit pas être un outil de la politique. En s’appuyant sur notre expérience, nous pouvons évaluer les conséquences pour toute l’Europe », a déclaré dans une conférence de presse l’ex-ministre de la Défense de la RDA l’amiral Theodor Hoffmann.

Selon ce dernier, plusieurs signataires de cette lettre ont été témoins de la Seconde Guerre Mondiale. Il a souligné également que les problèmes clés de notre époque ne pouvaient être réglés qu’en coopération avec la Russie. « L’expérience montre qu’il vaut mieux être ami qu’ennemi avec les Russes », conclut Hoffmann.



lundi 18 juillet 2016

Signez la pétition pour libérer Han Sang-gyun !

Lien vers la pétition:
https://www.change.org/p/to-south-korean-minister-of-justice-kim-hyun-woong-respect-the-workers-constitutional-rights?recruiter=52019769&utm_source=share_petition&utm_medium=email&utm_campaign=share_email_responsive


« Selon que vous serez ou pas dans le camp de l’impérialisme US, les médias du capital vous disculperont ou vous incendieront. Que n’entend-on pas sur la « Corée du Nord » qui propose inlassablement la réunification du pays, la dénucléarisation totale de la péninsule coréenne et le départ des troupes étrangères…
Mais avez-vous entendu parler de l’impitoyable répression qui frappe les démocrates et les militants ouvriers en Corée du Sud, cet Etat fascisant entièrement aux mains des monopoles capitalistes et de l’US Army ?
Signez pour la libération de Han Sang-gyun ! ».
Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud:

Le dirigeant de la Confédération coréenne des syndicats (acronyme anglais : KCTU) Han Sang-gyun est emprisonné par les autorités sud-coréennes, dans une nouvelle démarche du régime autoritaire de Mme Park Geun-hye pour réprimer toute opposition politique et syndicale. Après avoir manifesté à Paris pour exiger – notamment – la libération de Han Sang-gyun et l’arrêt de la répression antisyndicale, le Comité international pour les libertés démocratiques (CILD) appelle à signer et faire signer la pétition – que nous reproduisons ci-après en français, en anglais, en allemand et en coréen – initiée par le Réseau européen pour une Corée progressiste (basé en Allemagne) adressée au juge Shim Dam en vue de la libération de Han Sang-gyun et du respect des droits des travailleurs sud-coréens tels qu’ils sont garantis par la Constitution.

HAN SANG GYUN, DIRIGEANT de la KCTU EST INNOCENT.
La Justice de la Corée du Sud doit respecter la Constitution qui garantit le droit syndical. Le 13 juin 2016, le procureur LEE Seong Sik requiert 8 ans de prison contre HAN Sang Gyun, dirigeant de la Confédération syndicale KCTU qui a organisé en novembre 2015 un rassemblement contre la « réforme » du droit du Travail.
HAN Sang Gyun a été élu dirigeant de la KCTU en décembre 2014, en avril et en juillet 2015, la KCTU a organisé des grèves pour résister à un projet de grave atteinte au droit du travail. Et le 14 novembre 2015, après que la KCTU a organisé un grand rassemblement de 130 000 personnes, ce rassemblement était absolument nécessaire pour protéger le droit de 20millions de travailleurs contre le projet de la loi travail du gouvernement. HAN Sang Gyun a dû se réfugier au temple bouddhiste Jogyesa au centre de Séoul. La police a assiégé le temple pendant trois semaines. Pour éviter l’assaut prévu, HAN Sang Gyun s’est livré volontairement à la police le 10 decembre 2015.
Six mois plus tard, le procureur requiert contre HAN une peine de 8 ans de prison, disant que « non seulement HAN Sang Gyun a planifié minutieusement son crime dès qu’il a été élu dirigeant, mais qu’il a aussi agité les autres travailleurs en abusant de sa position, et il n’a aucun regret ».
Pourtant, c’est la police qui n’a pas respecté la loi. Lors de la manifestation, la police a poussé les manifestants dans une nasse faite de murs de bus de police. Ensuite elle a lancé des gaz lacrymogènes et usé du canon à eau chargée de produits chimiques. Le canon a atteint de plein fouet un agriculteur, BAEK Nam Ki, il est dans le coma depuis ce jour. Le procureur n’a procédé à aucune enquête sur ces exactions policières ni sur les atteintes aux droits et à la légalité. Au lieu de cela, la police a arrêté 527 adhérents de la KCTU, en a retenu 20, et à ce jour 6 mois après, 10 sont encore en prison, dont HAN Sang Gyun.
Le parti au pouvoir et le gouvernement préparent une destruction du droit du travail :1) Faciliter les licenciements en rendant légaux les licenciements abusifs. 2) Généralisation de l’emploi précaire. 3) Par la liberté donnée aux employeurs de rémunérations arbitraires, imposer des salaires encore plus bas et mettre les travailleurs dans la concurrence extrême.4) Neutraliser les syndicats en contournant les conventions collectives.
En somme, la « réforme » vise à créer des conditions de travail inhumaines, uniquement pour ouvrir une voie royale au maximum de profit au seul bénéfice des grandes entreprises. Comme tous les pays démocratiques, la Corée du Sud, à l’article 33 de la Constitution, garantit le droit syndical, le droit à la négociation collective et à l’action collective pour améliorer les conditions de travail. Protester contre une menace sur les conditions de travail est donc un droit pour les syndicats. Qu’un procureur demande une peine de prison pour un travailleur syndicaliste, au mépris de la Constitution, cela signifie qu’il est au service d’un pouvoir qui ne vise qu’à écraser les travailleurs, et non pas au service de la justice et de la démocratie. Le jugement aura lieu le 4 juillet.
HAN Sang Gyun est innocent. Si un dirigeant syndical doit aller en prison après que son syndicat a organisé un rassemblement pour défendre les droits des travailleurs, cela veut dire que ce pays n’est plus un pays démocratique.
La Justice de Corée du Sud doit respecter les droits des travailleurs énoncés dans la Constitution et le juge SHIM Dam doit libérer HAN Sang Gyun et tous les syndicalistes emprisonnés.
Le Parlement, s’il est réellement une émanation démocratique des citoyens, doit rejeter le projet actuel de destruction du Droit du travail, qui met la vie des travailleurs en grave danger.
Les députés doivent au contraire élaborer et adopter une véritable réforme de la loi, qui améliore les conditions de travail.
European Network for Progressive Korea (Solidarité en Europe pour la Corée progressiste)
*Our other significant petition: Minister of Justice: Hyundai Motors & Yoosung Enterprise: Stop Labour Repression now! https://goo.gl/aCZsme

https://solidaritecoree.wordpress.com/2016/06/29/signez-la-petition-pour-liberer-han-sang-gyun/

lundi 9 mai 2016

HONNEUR à la camarade MARGOT HONECKER !



Déclaration du Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe (CISC, ex-Comité Erich Honecker de Solidarité Internationaliste)

HONNEUR à la camarade MARGOT HONECKER !

Le combat contre la criminalisation de la RDA et du communisme historique continue !

C’est avec beaucoup de tristesse que nous apprenons la mort de notre camarade Margot, co-présidente d’honneur fondatrice du CISC avec Mumia Abu-Jamal et feu Henri Alleg.


Margot s’était engagée très jeune dans la lutte pour le socialisme ; avec son époux, Erich, figure ouvrière de la Jeunesse communiste allemande réprimé par Hitler, elle fut longtemps au premier rang de la constitution du premier Etat socialiste allemand de l’histoire, la RDA. Elle joua un rôle central dans l’édification en RDA d’une école de qualité pour tous qui faisait l’admiration de nombre de pédagogues non communistes de par le monde.

Lors de la chute sous influence de la RDA, le couple Honecker fut persécuté par la justice revancharde de l’Allemagne « unifiée » en violation totale, non seulement des accords dits de réunification qui interdisaient toute chasse aux sorcières, mais du principe de non-rétroactivité du droit que Helmut Kohl prétendait violer en faisant juger Honecker, déjà très malade, en vertu du droit de la RFA et en niant rétrospectivement l’existence de la RDA reconnue par l’ONU.

Contrairement aux Gorbatchev, Chevarnadzé, Eltsine, Schabowski et Cie qui renièrent le socialisme pour faire leur place au soleil dans la société capitaliste, Honecker et son épouse restèrent fidèles au socialisme et défendirent, non sans esprit autocritique, le bilan de la première expérience socialiste de l’histoire. On se souvient d’Erich Honecker sortant, le poing levé, de l’ambassade de Russie quand il fut honteusement livré à l’impérialisme allemand, en violation de la parole donnée, par le nouveau pouvoir contre-révolutionnaire russe à genoux devant les nouveaux maîtres états-uniens et ouest-allemand de l’Europe.

Aujourd’hui, malgré une propagande anticommuniste de chaque instant, malgré la chasse aux sorcières géante qui a conduit l’Etat revanchard allemand à expulser de l’enseignement et de la fonction publique des centaines de milliers de fonctionnaires est-allemands supposés « staatsnah » (proche de l’Etat socialiste, en clair, communistes), une majorité de citoyens de l’ex-RDA reconnaît directement ou indirectement les mérites de l’ancienne RDA, notamment dans les domaines éducatif, social et économique. Celle-ci n’était certes pas un paradis (mais elle vivait dans un environnement très hostile et les donneurs de leçons anticommunistes « oublient » que Berlin était le point de confrontation le plus brûlant de la prétendue « guerre froide »).

En réalité, la prétendue « réunification » donna lieu à la colonisation brutale des Länder orientaux ; la privatisation de la puissante industrie est-allemande aboutit à un chômage de masse pas encore surmonté aujourd’hui et l’absorption de l’Allemagne socialiste par la « République de Berlin » fut le point de départ pour la recolonisation de l’Est européen par l’UE/OTAN (là aussi en violation grossière des accords de réunification), pour la déstabilisation de l’URSS, en particulier de l’Ukraine aujourd’hui aux mains d’un pouvoir dont le président du parlement est le fondateur du Parti National-Socialiste Ukrainien, pour la mise en place ultérieure du Traité de Maastricht avec son article proprement totalitaire (puisqu’interdisant toute alternative en Europe) transformant l’UE en « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée », c’est-à-dire en un cartel de puissance parrainée par Berlin et visant à écraser la souveraineté des peuples, à détruire les acquis sociaux et à forclore tout retour du socialisme en Europe…

Le CISC, ex-Comité Erich Honecker de Solidarité Internationaliste, s’honore d’avoir été une des très rares organisations, née de la lutte contre la contre-révolution, à apporter d’emblée sa solidarité aux communistes allemands fidèles à leurs idéaux qui, contrairement aux chefs officiels de la plupart des PC d’Europe de l’Est et d’une bonne partie des PC de l’Ouest, ne reniaient pas le socialisme et s’engageaient sur le chemin de l’honneur de la nouvelle résistance. Très rapidement le CHSI réunit un comité d’honneur international et collecta plus de 10 000 signatures en France, malgré l’opposition farouche de certains « communistes » officiels, pour défendre Honecker – et à travers lui, l’honneur et la liberté de centaines de milliers de camarades des ex-pays socialistes.

Margot Honecker, qui jusqu’au bout resta fidèle au CISC en entretenant une correspondance avec G. Gastaud, avait compris que l’euro-criminalisation du socialisme engagée par le procès Honecker porterait dans ses bagages contre-révolutionnaires la réhabilitation larvée du nazi-fascisme, la réhabilitation de fait de l’extrême droite raciste dans toute l’Europe et l’émergence d’une prétendue « Europe unie », véritable Empire dominé par l’impérialisme allemand plus arrogant que jamais, avec de nouveaux dangers de guerre antirusse, de fascisation, de régressions sociales tous azimuts.

Enfin, comme le PC du Chili avec à sa tête l’inoubliable Gladys Marin, les antifascistes du monde entier ne peuvent oublier que la RDA fut l’Etat qui accueillit le plus de réfugiés chiliens à l’époque de la dictature sanglante de Pinochet, alors que les puissances occidentales soi-disant amies des « droits de l’homme » soutenaient sans honte le nouvel Etat fasciste qui, aux mains des « Chicago Boys », allait devenir le laboratoire mondial du néolibéralisme destructeur.

Honneur à Margot Honecker et à son mot d’ordre :VORWÄRTS UND NIE VERGESSEN DIE SOLIDARITÄT ! (En avant sans jamais oublier la solidarité !).

A l’heure où le pouvoir clérical-fascisant de Varsovie persécute le P.C. polonais et où le pouvoir pronazi de Porochenko soutenu par l’UE/OTAN prétend interdire le PC ukrainien, provoquer la Russie, écraser les Républiques du Donbass, la criminalisation du communisme historique, cette rampe de lancement de l’euro-intégration impérialiste de la fascisation rampante du continent, doit être combattue par tous les communistes véritables, tous les antifascistes et tous les anti-impérialistes sincères, par tous ceux qui veulent vraiment défendre la paix, la démocratie, la laïcité, le progrès social et l’avenir du mouvement ouvrier.

Plus que jamais, comme le clamaient ensemble dès 1991 les initiateurs de la « pétition Honecker », les Désiré Marle, Henri Alleg, Margot Honecker, etc. : « PAS DE REVANCHE POSTHUME POUR HITLER », et halte à l’euro-maccarthysme !

Pour le Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe (CISC)- Jean-Pierre Hemmen, président, Vincent Flament, secrétaire général, Georges Gastaud, directeur de « Solidarité de classe », Madeleine Dupont, trésorière nationale.



mardi 3 mai 2016

Liberté pour les communistes polonais



Nous apprenons la condamnation à 9 mois de travaux forcés contre des dirigeants communistes polonais.

Dans l’UE en pleine fascisation cette nouvelle serait le signe d’une étape qualitative supérieure de ce processus. Le pouvoir polonais a certes montré sa nature cléricalo-conservatrice et autoritaire. Mais en condamnant des militants politiques pour leurs convictions, ce pouvoir franchit le Rubicon qui sépare de manière de plus en plus ténue la démocratie bourgeoise et un régime fascisant.

Les signataires s’adressent aux forces démocratiques et ouvrières de France pour s’élever contre cette mesure inique qui rappelle les heures les plus sombres de notre continent.

Il s’agit de défendre la liberté d’expression et d’organisation.

Il s’agit de défendre la liberté de militants communistes qu’un pouvoir fascisant veut faire taire.

Chaque citoyen pourra par la même occasion constater que l’UE est non seulement silencieuse face à cette répression mais qu’elle nourrit cet anti-communisme qui lui-même est le signe avant coureur d’une attaque contre la démocratie et les droits sociaux et démocratiques des peuples, comme on le voit déjà en France avec la multiplication des lois liberticides, les violences policières contre les manifestants, la criminalisation des ouvriers CGT de Goodyear et d’Air France, etc...

Cette criminalisation galopante du communisme, à laquelle les pseudo-travaux de Courtois et Cie ont ouvert la voie en France, est d’autant plus inquiétante qu’elle s’accompagne d’une réhabilitation de moins en moins rampante des fascistes, des nazis et des racistes. Pour ne prendre qu’un exemple, il n’est que de voir comment l’UE-OTAN continue de soutenir le pouvoir de Kiev qui vient d’interdire le PC ukrainien, qui a massacré des syndicalistes à Odessa et qui vient de promouvoir au poste de président du Parlement le fondateur du Parti national-socialiste ukrainien.

Nous appelons à une solidarité de grande ampleur de la part de tous les communistes, de tous les syndicalistes combatifs, de tous les démocrates.

Dans les heures et les jours qui viennent les signataires prendront des initiatives dans ce sens.

PRCF, Les Amis d’Edward Gierek, CISC, Section de Vénissieux du PCF, CC 59/62.


http://www.kompol.org/

dimanche 17 avril 2016

Quand, de la Pologne à l'Ukraine , décommunisation rime avec fascisation



En Pologne, un tribunal prétend condamner à un an de travaux forcés la direction du PC Polonais pour n’avoir pas obéi à la loi scélérate interdisant la propagande communiste.

En Ukraine le « président » Porochenko installé par l’émeute de Maïdan et par l’UE/OTAN (que c’est beau l’ « antitotalitarisme » de parade !), a interdit le PC ukrainien pendant qu’un ancien néo-nazi, fondateur du « Parti national-socialiste d’Ukraine », devient président du Parlement.

Et partout, silence absolu des médias, y compris de gôôôche (déjà l’an dernier, l’anniversaire du massacre d’un million de communistes par le dictateur indonésien Suharto (1965) avait été passé sous silence.

Alors, sourd et aveugle (ou complices ?), M. Bernard Guetta, le géopoliticien à vie de France-Inter, devant l’euro-maccarthysme galopant qui, tôt ou tard, frappera de nouveau AUSSI les démocrates non communistes ?

Alors, « révolutions oranges », comme dirait la CFDT, ou contre-révolutions brunes au cœur de la « moderne » UE atlantique chérie de la fausse gauche ?

En attendant, le PRCF appelle tous les vrais antifascistes à la riposte !


Source : les-crises.fr

Un ex-néo-nazi nouveau Président du parlement Ukrainien… [Super les médias !]


Le 14 Avr. 2016

En Ukraine, le président du Parlement, Volodymyr Groïsman, a été nommé premier ministre en remplacement de Iatseniouk.

Bien entendu, nos médias ne reprennent pas les dépêches internationales (contrairement aux ukrainiens ou aux arméniens par exemple) précisant l’identifié du nouveau Président du Parlement : le bien connu André Parouby :

article du grand quotidien ukrainien traduit donc par Le Monde avec une fidélité toute strausskahnienne :


Bilan de la presse française :


Ce qui est dommage, quand on connait le pédigrée du type – il n’y a qu’à consulter Wikipédia, certes en anglais :


mais on a déjà l’essentiel en français :

En 1991, il fonde le Parti social-nationaliste d’Ukraine avec Oleg Tyahnybok; ce parti combinant le nationalisme radical et plusieurs traits néo-nazi et se revendiquait du nazisme.” [Wikipédia]

Pour mémoire, il a créé le parti néo-nazi ukrainien “Parti social-national ukrainien” en 1991, devenu Svoboda en 2004 – au moment où il l’a quitté. Il en a longtemps dirigé la milice paramilitaire (les SA locaux quoi)…

Il faut le voir pour le croire… Par chance, nous avions réalisé un long dossier là-dessus en 2014… :

Dès 1993, le SNPU crée des unités paramilitaires de garde populaire. Fin 1999, il les transforme en une aile pour la jeunesse, à vocation paramilitaire : les Patriotes d’Ukraine, dont le premier responsable a été Andriy Parubiy. Sa création a été saluée par un immense défilé aux flambeaux dans Lviv.



Manifestation SNPU



Manifestation SNPU



l’organisation des Patriotes d’Ukraine


Andrii Parubii, alors l’un des leaders du SNPU





Il a d’ailleurs rencontré en 1999 Jean-Marie Le Pen (et Samuel Maréchal, son gendre)…


… qui lui a fait une gentille dédicace à lui et à ses patriotes ukrainiens :

Je rappelle au passage que le FN de Jean-Marie Le Pen a fini par rompre avec les Ukrainiens, bien trop extrémistes peur eux (véridique).

Et il s’est donc trouvé ce jour 284 députés ukrainiens pour trouver que ce type méritait d’être leur Président…Silence sur un ex néo-nazi à la tête du Parlement du plus grand pays d’Europe en conflit larvé avec la Russie grande victime du nazisme : Chapeau les artistes !

vendredi 2 octobre 2015

"L'ex-RDA est un Mezzogiorno au centre de l'Europe"


Une fois n'est pas coutume, un article de qualité et honnête de la presse capitaliste sur l'annexion de la RDA. Nous recommandons donc la lecture de cet article de la Tribune du 2.10.2015.

http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/l-ex-rda-est-un-mezzogiorno-au-centre-de-l-europe-509960.html

Vladimiro Giacchè, économiste italien, est l'auteur d'un livre sur l'unification allemande qui vient d'être publié en français: "Le second Anschluss : l'annexion de la RDA" (éditions Delga). Dans cet entretien accordé à La Tribune, il dresse un bilan critique de ce qu'est devenu le pays 25 ans après sa réunification .


Vladimiro Giacchè est un économiste, actuellement partenaire d'une société financière, Sator, et président du Centre de recherche européenne de Rome. Il a écrit en langue italienne plusieurs essais depuis 2010. En 2014, il a publié un ouvrage sur l'unification allemande qui est aujourd'hui traduit en français aux Editions Delga*. Cet ouvrage, "Le Second Anschluss", déconstruit un des grands contes de fées contemporain : le succès de la réunification allemande. Dans un livre richement documenté et à la logique implacable, Vladimiro Giacchè montre que la RDA de 1989 était certes une économie déclinante, mais elle n'était pas « en banqueroute » comme l'ont prétendu les dirigeants ouest-allemands pour justifier une union monétaire rapide.
Il montre également que, avec cette union, mais aussi avec la mise en place de la Treuhand, l'organisme chargé de la « gestion » de l'économie est-allemande, et encore avec la création de « dettes envers l'Etat » des entreprises dont la légalité était douteuses, la RFA a procédé à une liquidation en règle d'une économie entière. Une liquidation qui s'inscrivait dans une négation complète de l'histoire de la RDA, dans sa réduction « à une note de bas de page de l'histoire allemande ». « Nous ne partons pas du principe de légitimité égale. Il y a la Loi Fondamentale et il y a la République fédérale allemande. Nous partons du principe que vous en avez été exclu pendant quarante ans », résumait Wolfgang Schäuble, le négociateur de l'unification pour la RFA devant ses homologues de l'est. Aucune chance n'a, en réalité, été laissée aux entreprises est-allemandes. Place nette aura été faite pour les groupes ouest-allemands et la population de l'ex-RDA en aura fait les frais. C'est pourquoi Vladimir Giacchè revendique le terme « d'annexion » qui a été banni du débat public allemand.
25 ans après la réunification, il est peut-être temps d'ouvrir ce dossier. D'autant que le scandale Volkswagen est venu rappeler que « l'exemplarité » allemande demeure sujette à caution. Valdimiro Giacchè y contribue, et il a accepté de répondre aux questions de La Tribune.
*V. Giacchè, "Le second Anschluss : l'annexion de la RDA", Delga, 2015, 201 pages, 19 euros.

La réunification allemande est généralement présentée comme un succès économique. Etes-vous d'accord avec cette vision ?
Vladimir Giacchè. Non. Mais, ce n'est pas moi, ce sont les chiffres qui décrivent une réalité différente. Dans l'ancienne Allemagne de l'Est, plus de 40 % de la population vit de transferts sociaux. Le taux de chômage est un peu moins du double de celui de l'ouest, le PIB par habitant se situe environ à 75 % de celui l'ouest (mais dans le seul secteur privé, il est plus bas d'encore 10 %). Au cours de ces 25 années, l'émigration vers l'ouest a concerné un peu moins de 3,8 millions de personnes sur une population de départ de 16 millions de personnes, alors que seulement 1,8 million d'Allemands de l'ouest ont fait le chemin inverse.
Les conséquences de cette situation sont un écroulement de la natalité, un vieillissement de la population et un dépeuplement des villes. Il ne s'agit pas là d'opinions, mais de faits. Et c'est aussi un fait que l'ancien territoire de la RDA depuis la chute du mur de Berlin a connu un des taux de croissance les plus bas parmi les anciens pays du bloc de l'est. Si l'on ajoute à cela que la contribution de ces territoires au PIB total allemand est inférieur à celui de la RDA (moins de 11 % en 2011 contre 11,6 % en 1989), il paraît évident que l'on ne peut imputer la responsabilité de cette situation à ce qu'il y avait avant ou au seul régime d'Honecker. La RDA faisait partie du bloc socialiste, comme la Pologne, qui était alors beaucoup plus arriérée et qui, ensuite, a connu des taux de croissance bien plus élevés. On peut faire la même constatation pour la République tchèque et la Slovaquie, et d'autres encore. L'ex-RDA reste un Mezzogiorno au centre de l'Europe.
Comment expliquez-vous cette situation ?
Elle s'explique en grande partie par la façon dont a été conduite l'unification de l'Allemagne, en particulier l'union monétaire voulue par Helmut Kohl, qui a ouvert la voie à l'union politique réalisée le 3 octobre 1990, mais qui a désertifié industriellement l'Allemagne de l'Est.
Pourquoi ? Quelles ont été les conséquences pour l'ex-RDA et pour l'Europe des choix monétaires du gouvernement Kohl ?
L'union monétaire des deux Allemagnes, entrée en vigueur le 1er juillet 1990, a été réalisée au mépris des avis négatifs émis par les experts économiques du gouvernement d'Allemagne de l'ouest et même du président de la Bundesbank. Ces derniers mirent en garde contre une union monétaire faite à la hâte, sans prévoir aucune période de transition. De plus, elle a été réalisée avec des taux de change totalement irréalistes. Le taux d'un mark de l'ouest pour un mark de l'est était absolument insensé si l'on prend en compte le fait que les rapports commerciaux entre les deux Allemagne en 1989 étaient établis sur un taux (accepté évidemment par les deux parties) d'un mark de l'ouest pour 4,44 marks de l'est.
Ce taux de change a signifié une chose très simple : une réévaluation des prix des biens produits à l'est de 350 %. Le même gouverneur de la Bundesbank, Karl Otto Pöhl, a déclaré plus tard que, de cette façon, l'économie de l'Allemagne de l'Est « fut soumise à un remède de cheval auquel aucune économie ne peut survivre ». Et de fait, les industries de l'Allemagne orientale perdirent, littéralement en un jour, trois types de marchés : celui de l'ouest, celui de l'intérieur de l'ex-RDA et celui de la Russie et des pays de l'est. Alors que, dans le même temps, les industries de l'Ouest se virent ouvrir les portes d'un marché de 16 millions de consommateurs. Ce sont ces mêmes industriels de l'ouest qui ont parlé du « boom de la réunification » pour l'ouest. Mais, pendant ce temps, les « blühende Landschaften », les « paysages en fleurs » promis par Helmut Kohl à l'est ne sont jamais venus. Les Länder de l'est ne sont absolument pas, 25 ans après, en mesure de s'autosuffire, mais ils doivent encore dépendre des transferts massifs du gouvernement fédéral, qui, en grande partie, finance la consommation.
Et pour l'Europe, quelles ont été les suites de cette unification ?
Pour l'Europe, les conséquences de l'unification allemande (monétaire, puis politique) ont été en particulier l'accélération de la construction européenne voulue par Mitterrand pour « contenir » la puissance d'une Allemagne qui avait acquis à nouveau une centralité géopolitique en Europe. L'Union monétaire européenne elle-même était une partie de ce dessein. Ses résultats ont cependant été opposés à ceux que l'on espérait alors : la Banque centrale européenne est devenue une sorte de Bundesbank continentale et l'orthodoxie néolibérale allemande a fini par s'imposer à toute l'Europe.
L'unification monétaire allemande peut-elle être considérée comme un modèle de la création de l'euro ?
Je ne dirais pas que c'est un modèle, si on signifie qu'il s'agit d'une répétition ponctuelle et intentionnelle de toutes les caractéristiques de l'union monétaire. Ainsi, dans le cas de l'euro, il n'y a pas une réévaluation anormale des autres monnaies par rapport au mark dans la fixation du taux de change. On peut cependant souligner qu'une réévaluation a bien eu lieu et, par exemple, dans le cas de l'Italie, le président de la Bundesbank, Hans Tietmeyer - qui faisait partie de l'équipe de négociateurs de l'union monétaire allemande - négocia le taux de change avec beaucoup d'obstination.
Il existe cependant un parallèle possible ?
Oui, car l'essentiel est ailleurs. Aujourd'hui, beaucoup d'économies européennes souffrent des mêmes maux que celle de l'Allemagne de l'Est après l'introduction du mark de l'ouest : chute du PIB, désindustrialisation, taux de chômage élevé, déficit de la balance commerciale, émigration. Ce n'est pas un hasard. La monnaie unique a accentué la spécialisation productive en Europe, en renforçant le principal producteur de produits manufacturiers au détriment des pays ayant une productivité du travail plus faible. Ce processus a été aggravé par une politique mercantile allemande agressive - une politique économique qui mise tout sur les exportations, au point de sacrifier la demande intérieure.
Cette politique a été rendue possible par deux mouvements : les relations de sous-traitance avec les pays à bas salaires de l'est européen qui ne font pas partie de la zone euro et la réforme du marché du travail menée par Gerhard Schröder. Grâce à « l'Agenda 2010 », la dynamique salariale allemande s'est maintenue bien en dessous de l'inflation et même de l'augmentation de la productivité du travail. Cette productivité a, entre 2000 et 2012, augmenté de 14 %, mais les salaires réels ont diminué de 1 %. En France, dans le même temps, la productivité a progressé de 12 %, mais une grande partie de cette hausse a été transférée aux salaires.
La monnaie unique empêche une récupération de la compétitivité par le réajustement des taux de change et l'adoption d'une politique mercantile dans un tel contexte a créé des déséquilibres croissants des balances commerciales à l'intérieur de la zone euro. Ceci a conduit à une désindustrialisation progressive dans les pays de la périphérie, mais aussi en France, qui, en revanche, a permis à l'Allemagne, de renforcer grâce aux exportations la composante industrielle de son PIB.
Cette désindustrialisation est commune avec celle de la RDA ?
Cette désindustrialisation de la périphérie contient, à la longue, des logiques explosives, et rend nécessaires des transferts du centre vers la périphérie. Si je veux que la zone euro appauvrie et désindustrialisée continue à acheter mes marchandises, je dois financer ses consommations. C'est ce qui s'est passé avec la RDA. Mais c'est justement cette partie du modèle que l'Allemagne se refuse à copier. Elle préfère maximiser ses avantages à court terme.
Il est clair qu'une union monétaire qui alimente de tels déséquilibres en son sein ne peut résister à long terme. On ne peut davantage penser qu'elle puisse fonctionner par la pure et simple exportation du modèle de « l'Agenda 2010 » dans les autres pays. Pour deux raisons. La première est que toute politique mercantile fondée sur la déflation salariale suppose nécessairement que les autres ne suivent pas la même politique. Autrement, le seul résultat sera une course à la baisse des revenus et ce sera un appauvrissement généralisé. La deuxième raison est que la diminution des salaires dans les pays en crise affaiblit la demande et frappe les entreprises qui travaillent sur le marché intérieur, avec, comme résultat, de détruire la capacité productive et d'aggraver la crise. On l'a vu en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Italie et aussi en France.
Dans le nouveau mémorandum grec, il existe un « fond de privatisation » qui semble inspirée par la Treuhand allemande. Le parallèle vous semble pertinent ?
Il est absolument pertinent. La Treuhandanstalt, l'institution qui a privatisé entièrement l'économie de l'Allemagne de l'Est, a été explicitement proposée à la Grèce comme un modèle à suivre depuis 2011 par Jean-Claude Juncker, qui était alors président de l'Eurogroupe et est aujourd'hui président de la Commission européenne. « Je saluerais avec plaisir le fait que nos amis grecs créent une agence de privatisation indépendante, sur le modèle de la Treuhandanstalt allemande, dans laquelle des experts étrangers auraient aussi une place », a-t-il alors affirmé.
L'adoption de ce modèle a été définitivement établie dans le dernier « plan de sauvetage » de la Grèce signé par le gouvernement Tsipras. Et ceci est paradoxal : la Treuhand détruisit une richesse de l'ordre de 900 milliards de marks de l'ouest (environ 450 milliards d'euros, NDLR) et fut tâchée de scandales d'escroqueries et de corruptions. Il y a même eu une commission d'enquête parlementaire sur elle. Il s'agit d'une institution qui, avec le mot d'ordre: « la privatisation est le meilleur assainissement », opéra de fait une liquidation des actifs industriels de la RDA, déjà dévalorisés par l'union monétaire. Les conséquences pour la Grèce seront les mêmes : une liquidation du patrimoine d'infrastructures et des industries d'Etat

vendredi 4 septembre 2015

Front supranational


 

Le tout nouvel eurogroupe parlementaire « Europe des Nations et des Libertés », coprésidé par Marine Le Pen et Marcel de Graaff (PVV néerlandais), mérite toute notre attention, non seulement parce qu'il constitue une nouvelle avancée des forces fascisantes dans le cadre de l'Union Européenne, mais parce que son étude fournit de précieux arguments à ceux qui présentent le FN
comme un rempart contre la mondialisation capitaliste.

Xénophobes de tous les pays...

Bien évidemment, tous les membres de ce nouveau groupes sont des xénophobes de choc, qui prétendent combattre la finance en tapant sur ces surexploités que sont les travailleurs immigrés. C'est notamment le cas de la dissidente du Ukip britannique, et du KNP polonais – une formation ultracatholique opposée à l'avortement, qui vient de mettre la pédale douce à son antijudaïsme pour sortir de l'isolement. Certains travaillent patiemment à banaliser le nazisme, comme le co­président Wilders lui­même, qui a traité le Coran de "Mein Kampf islamique", et les Autrichiens du FPÖ, dont le bal annuel voit valser sur les parquets viennois des nostalgiques de Hitler ­ Marine Le Pen en avait été l'invitée d'honneur en 2012. Rien d'étonnant, dans le fond...
... démembrez votre pays !

Plus instructive est la présence aux côtés du Front « National » de députés de la Ligue du Nord, qui comme de juste détestent les étrangers, mais considèrent en outre que les Italiens du sud entrent dans cette catégorie, traitent le gouvernement romain de « voleur », et réclament la création d'une « Padanie » indépendante, ce qui tuerait l’État national italien. Quant au Vlaams Belang, dont le représentant complète la photo de famille, il milite pour une Grand Flandre qui amputerait les territoires néerlandais et... français ! Sans parler de sa détestation de la langue française, et de son soutien aux nationalistes réactionnaires bretons d'Adsav...

Il y a juste un an, nous rappelions en éditorial la visite de Marion Maréchal­ Le Pen à la Fête européenne de ce parti. La complicité entre les pseudo­souverainistes du FN et ces dépeceurs d'Etats nationaux, qui s'inscrivent parfaitement dans la stratégie surpranationale de l'Europe des régions, s'est considérablement renforcée depuis, et nous avons une nouvelle confirmation qu'en France, l'anticommunisme n'est jamais patriotique : comme sous Pétain, il ne brandit le drapeau tricolore que pour mieux le traîner dans la boue, et n'organise la chasse aux bronzés que pour laisser les commandes à Berlin.